Comité de pilotage du 19 décembre des quartiers prioritaires du 18ème.

Comité de pilotage du 19 décembre des quartiers prioritaires du 18ème.

Cette réunion s’est déroulée, après l’ intervention de Madame AKKARI Maya, Adjointe au Maire du 18ème, chargée de la politique de la ville.

Étaient présents monsieur mesdames les représentants de la politique de la ville ainsi que plusieurs partenaires politique préfet – mairie – CAF – institution et EDL – associations …
Nous avons débuté la réunion par Maya Akkari qui a effectué des excuses pour le retard de Monsieur le Maire ainsi que les absents au niveau de la préfecture.

Madame Colombe Brossel étant absente,  remplacer par Monsieur Timothy Sotinel.
D’autres personnes d’ailleurs ont été remplacées comme si cette réunion n’avait pas été décidée de longue date ; malgré plusieurs réunions de préparations avec le conseil citoyen.
Présentation par Maya Akkari du COPIL qui a donné la parole au représentant du préfet, à monsieur Timothy Sotinel, à Madame la Commissaire du 18ème tout récemment nommée au mois de novembre à son poste.

Autour du support, ici  Copil PT 18 19.12.2018, le conseil citoyen est intervenu ensuite en début de réunion sous forme d’allocution (ici IntroductionCopil2018).

Au cours de la réunion du COPIL du 18ème, par l’intermédiaire de son président, le conseil citoyen Paris 18 a insisté pour rappeler l’absolue nécessité d ‘ écouter l’expertise des habitants qui sont au plus près du terrain , réelle plus-value qui ne se limite pas à des valeurs statistiques ou numériques . Mais aussi intéresser les habitants des QPV qui sont en désamour avec les institutions en valorisant par exemple les travaux sérieux produits par le Conseil Citoyen pour qu’ils ne soient pas un faire-valoir à sens unique. Pour exemple, les questions adressées lors du COPIL NPNRU n’avaient toujours pas reçu de réponses. (Elles sont arrivées 2 jours après le COPIL général du 18ème)
Le président du conseil citoyen Paris 18 a rappelé avoir participé par tirage au sort au processus de la création des Conseils Citoyens parisiens au cours duquel des documents avaient été délivrés motivant ce dispositif sous la présidence de Madame la Préfète Sophie BROCAS. Ils sont rendus disponibles à l’ensemble des consultants et lecteurs du site internet, dans la rubrique  » historique des Conseils citoyens ». (lien)

Le conseil citoyen a mis également l’accent sur le manque de mobilisation du tissu associatif mais aussi sur le regret de ne devoir entendre, lors des réunions, que d’implications d’actions  à travers les bailleurs sociaux, tandis que les territoires politique de la ville sont bien plus vastes et ne se restreignent pas aux seuls îlots immobiliers sociaux.
Le conseil citoyen a souligné  l’inquiétude relative à l’éviction des victimes signalant leurs conditions insalubres, concernant précisément l’habitat dégradé des QPV parisiens, du dispositif pénal mis en place qui entache gravement les valeurs de la République. En effet à Paris, ce sont ainsi plus de 61.000 logements privés qui sont potentiellement indignes, soit 40 % du PPPI régional (parc privé potentiellement indigne). La majorité de ces logements sont dans les 11e, 18e et 19e. (source étude intitulée «L’Habitat indigne et dégradé en Ile-de- France» publiée tout récemment par L’Institut d’aménagement et d’ urbanisme) .
Cette éviction ne peut être ressentie que de précaution complaisante prise à l’égard des bailleurs, d’ autant que ces derniers bénéficient déjà de faveurs telles que les abattements fiscaux pour devoir jouer le jeu. De surcroît cette mesure reflète un manque de considération flagrant à l’égard des souffre-douleurs. Alors que le statut de victime des signalant devrait être un levier majeur dans la lutte contre l’habitat indigne, qui se doit de persévérer afin d’éviter des drames tels que connus à Marseille. Aucune raison rationnelle ne justifie cet évincement auquel il faut y remédier d’urgence.

Le conseil citoyen est intervenu à propos des réfugiés, sur le sujet de l’emploi et sur l’importance du qualitatif face au quantitatif.
Estelle Pierre, trésorière adjointe du conseil citoyen,  a pris la parole pour faire remonter la problématique des réfugiés migrants : elle a interpellé monsieur le Maire. Cette situation, que tout le monde reconnait, a permis de pointer l’État défaillant à propos de ces problématiques qui entraînent beaucoup de difficultés signalées par madame la Commissaire qui elle aussi fait remonter les mêmes problématiques face à cette situation. Les pouvoirs politiques, l’administration, les associations sont tous d’accord pour souligner qu’il y a un gros problème, l’État doit se joindre à cette cause et effectuer un travail collectif qui fera la force de l’action.  Estelle a proposé à plusieurs reprises ce dossier problématique des réfugiés migrants au nom des conseils citoyens depuis 2016, pour dénoncer cette difficulté rencontrée par les réfugiés et aussi tout ce que ça implique comme problématique pour les habitants qui logent aux alentours entraînant des propos qui deviennent racistes. Estelle a annoncé que le conseil citoyen du 18ème  a un projet de tournage face à cette situation pour expliquer aux habitants et aux pouvoirs public et politique la situation et ce qu’elle engendre comme problématique. Que l’État et les administrations ne ne font pas assez face aux difficultés alors que les gens ne supportent plus cette situation. Madame la Commissaire comprend la situation et complète par de nombreuses problématiques concentrées dans ces mêmes quartiers : prostitution, crackman, vendeur à la sauvette,  présence de mineurs marocains.
Qu’attendons-nous pour travailler en collaboration ensemble et trouver une meilleure solution à tout cela ? Rien ne peut être réalisé seul.
Encore beaucoup de conseillers citoyens ne sont pas écoutés et éprouvent des difficultés à pouvoir travailler en tant que bénévole par manque de moyens.
Nous avons besoin d’être accompagnés, être compris, à nous faire connaître, comprendre, convaincre les pouvoirs politiques de prendre en compte nos travaux effectués par le  groupe de travail réfugiés migrants du conseil citoyen Paris 18. Estelle a ensuite fait un appel pour rejoindre ce groupe de travail auprès des personnes présentes.
Travailler traverser, grandir, habiter et étudier, plusieurs institutions et associations aident nos jeunes à pouvoir faire face à leurs difficultés.
Le conseil citoyen Paris 18 a constaté un manque de coordination des uns avec les autres face aux difficultés que rencontrent ces jeunes :  n’est-il pas possible de réunir, rassembler et compléter les travaux des uns et des autres au lieu de rivaliser au niveau d’une compétition de projets que chacun propose, au lieu  de prendre les idées des uns et des autres pour s’en approprier, sans consultation des personnes à l’origine du projet.
Et mieux travailler avec les gens en capacité d’accompagner des projets sans en évincé les idées, ni les objectifs.

 

 

 

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