Activité GROUPE ENFANCE JEUNESSE.

Activité GROUPE ENFANCE JEUNESSE.

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Présentation
activités Groupe ENFANCE JEUNESSE Santé Protection de l’Enfance par Patrick Gosset.                                                                   
Ce groupe de travail a été créé à l’issu de notre première réunion plénière. Au total une quinzaine de personnes issues des différents quartiers politique de la ville ont composé ce groupe et ont participé à quatre rencontres. Il nous fallait définir des axes et des orientations de travail qui nous paraissaient importants. Nous avons fait un brainstorming et plusieurs sujets sont apparus comme prioritaires :

Inégalités d’accès aux études supérieures /. Ecole Ghetto: réfléchir peut-être à la notion de Mixité sociale ou mixité scolaire.

Liens Parents / Enfants avec les écoles primaires / collèges.
Qu’elles sont les actions mises en place pour favoriser ou soutenir les liens entre les parents et les jeunes / les parents, les jeunes et l’école… Soutien à la parentalité ? !

 Jeunes impliqués dans le trafic / Autres jeunes des quartiers Quelles alternatives ?
Inquiétude sur les liens entre les jeunes impliqués dans le trafic et les autres jeunes qui peuvent être attirés par l’argent facile.

Occupation de l’Espace public. Comment les habitants peuvent prendre contact avec les jeunes qui occupent l’espace public. Quelles alternatives à ces occupations ?

Accessibilité des jeunes dans les différentes structures de proximité : bibliothèques ; Associations,; Centre Sociaux; Espaces Jeunesse….

Mixité de genre dans les activités des structures lors des accueils banalisés ? Intégration des filles ?

Jeunes qui se retrouvent seuls à la maison ou dans la rue après l’école 18h – 21h00. (On a parlé d’une population de 8 à 14 ans Tristan Tzara). Avoir une idée du nombre de jeunes concernés ? Quelles alternatives proposées à ces jeunes ?

Relations intergénérationnelles
Comment faire pour garder le lien avec le jeune pré ado / ados. « Ce qui manque c’est le dialogue avec les jeunes »  « Comment corriger le « tir » Comment ré apprendre à se parler !

Comment les jeunes habitent leur quartier, comment ils se sentent habitants. Prise de conscience de leur appartenance à un quartier dans le sens positif du terme

Comment apprendre aux jeunes à gérer leur autonomie, l’accès à cette autonomie

Suite à cette première réunion un mode d’organisation favorisant la participation du plus grand nombre d’habitants a été adopté par l’ensemble des participants.
Afin d’être le plus opérationnelle et au plus près des problématiques rencontrées sur les secteurs nous avons mis en place dans ce groupe de travail des « habitants référents » sur les différents quartiers Politique de la Ville. Cette organisation nous a permis de faire d’une part le point avec le regard citoyen que nous avons sur les situations qui nous paraissent les plus prégnantes et d’autre part sur les réponses qui peuvent être apportées par les services publics, les associations et tout autre partenaire. Ces éléments nous ont permis d’avoir un regard croisé sur les différents quartiers « Politique de la Ville », de pouvoir échanger sur les expériences de chacun de prioriser ensemble les thématiques que nous souhaitons travailler ensemble et mettre en place un « process » d’organisation commun.

Nos objectifs de travail sont :
Partir des problématiques concrètes rencontrées par les habitants;
Définir ensemble les thématiques prioritaires transversales aux différents quartiers.
Aiguillonnés les services publiques / institutions pour répondre aux situations rencontrées.
Etre force de propositions ou mettre en place si nécessaire des actions concrètes prenant en compte la spécificité des territoires qui puissent être dupliquées sur les différents quartiers Politique de la ville.
Mettre en cohérence l’organisation sur les différents secteurs.
Avoir des objectifs réalistes et réalisables.
Participation et implication de tous dans la mesure de ses possibilités.
Partage et mutualisation des compétences : qui peut / qui fait / qui essaie.

Nous avons priorisé les thématiques suivantes:

Recréer des zones d’attractivité sur les quartiers qui subissent une mutation urbaine et sociale très importante. Lutter contre le sentiment d’abandon et de relégation. Cette réflexion vient des remarques suivantes : On supprime ce qui « fait passage » sans rien proposer d’autre. (Fermeture de services publics, de commerces de proximité variés, de Centre d’animation…). Ces secteurs deviennent juste des lieux de concentration d’habitants (dortoirs) qui ne vivent plus sur le quartier (activités, sorties dans d’autres lieux). Nous avons des difficultés à comprendre les orientations de la Politique de la ville :» Il est rappelé que dans le Contrat de Ville page 7, la mairie propose l’établissement d’une cartographie participative de « must go zone ».
Nous avons pris la décision de jouer le jeu de cette cartographie qui pourrait à terme mettre en évidence l’absence de densité des « ressources de proximité », l’impact dans le choix des constructions dans certains quartiers qui se sentent abandonnés.
L’ensemble de ces modifications, de ces situations crée un sentiment de relégation qui est conforté par la paupérisation d’une certaine partie de la population. Ces situations engendrent une dynamique négative (fatalisme) chez les habitants qui ne se reconnaissent plus dans ces quartiers.
Travaux en cours :
Etablissement d’une carte « Zone d’attractivité.
Prise de contact et participation aux différentes rencontres avec les bailleurs sociaux pour soutenir le développement d’une politique volontariste d’aménagement des bas d’immeubles (locaux commerciaux…)
Mise à disposition de locaux avec des tarifs attractifs pour l’installation de nouveaux commerces…

L’occupation de l’espace public
Les jeunes, face au manque de présence d’adultes, de l’inoccupation des locaux commerciaux bas d’immeubles ont pris possession et s’imposent sur des espaces qui ne cessent de s’agrandir. Des problèmes de violence et de deal, sur des périmètres de plus en plus importants se font ressentir et les plus jeunes commencent à se raccrocher à ces groupes. Nous trouvons jusque tard le soir des jeunes parfois de très jeunes enfants (primaire) de 8 à 12 ans « abandonnés qui se regroupent ou errent dans les rues.» sans autre repère que les plus âgés. Cette situation engendre une véritable inquiétude des habitants notamment pour ces très jeunes enfants livrés à eux-mêmes sur l’espace public.
L’absence de présence d’adultes référents sur l’espace public et de lieux accessibles pouvant accueillir ces jeunes le soir (jusqu’à 22hoo) se fait sentir. Plusieurs membres du groupe de travail s’interrogent sur les alternatives à la rue qui puissent être proposées.
Travaux en cours :
Organiser une rencontre entre les habitants et les différents acteurs associatifs intervenant sur les quartiers Politique de la Ville. Cette rencontre aura pour but d’échanger avec les acteurs associatifs sur les difficultés rencontrées par les habitants, de croiser les regards, de connaître l’offre en direction de ces jeunes et d’envisager ou de soutenir si besoin des alternatives.

Education
L’image, les difficultés, le manque de mixité sociale, de mixité scolaire, rencontrées dans les collèges, les écoles inquiètent les familles des enfants scolarisés. Ces difficultés ont pour conséquence directe des stratégies d’évitement de certains établissements scolaires qui renforcent le sentiment de ghettoïsation et la disparition (déménagement) de forces vives que composent ces secteurs.
Travaux en cours :
Prise de contact avec les directeurs des écoles primaires, les principaux des collèges et les associations de Parents d’élèves pour la mise en place de rencontres dans les établissements scolaires  sur le thème du Vivre ensemble dans les quartiers
Mobiliser un groupe des groupes d’habitants susceptibles d’intervenir.

Relations Police / Habitants. Les relations avec la police sont perçues comme souvent difficiles et conflictuelles.
Deux questions se posent : la possibilité d’avoir une police de proximité et le rôle des médiateurs de la ville de Paris sur les secteurs d’intervention.
Travaux en cours :
           Prise de contact avec le commissariat de l’arrondissement pour faire part des préoccupations et du sentiment d’insécurité que vivent beaucoup d’habitants des quartiers Politique de la Ville.

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