Restitution des groupes de travail du Comité de Pilotage des Conseil parisiens du 24/01/2018.

Restitution des groupes de travail du Comité de Pilotage des Conseil parisiens du 24/01/2018.

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Monsieur François RAVIER, Préfet, secrétaire général de la préfecture de région Ile-de-France, préfecture de Paris et Madame Colombe BROSSEL, Adjointe à la Maire de Paris, chargée de la Sécurité, de la Prévention, des Quartiers populaires et de l’Intégration, ont réuni le Comité de pilotage du contrat de ville, mercredi 24 janvier, à l’Hôtel de Ville de Paris.
Les conseils citoyen parisiens ont été convié à participer à titre consultatif à ce comité de pilotage des projets de territoire de Paris. Et permettre d’échanger entre partenaires (ville de Paris, Conseil régional, Académie de Paris, Pôle emploi, Caisse d’allocations Familiales, Agence Régionale de Santé, Préfecture de police, parquet de Paris, Mission locale de Paris, Caisse des dépôts et consignations, bailleurs sociaux, Paris Emploi compétences) sur les actions menées en 2017  CopilBilan2016-2017 et de convenir des priorités pour l’année 2018.
Chaque conseil citoyen parisien était représenté, Patrick Gosset représentait le conseil citoyen Paris 18ème.
Nous sommes intervenus à plusieurs reprises :

MOBILSATION DES HABITANTS ET LIEUX D’ACCUEIL
La mobilisation des habitants passe par une information simplifiée (des phrases courtes, de la concision, une absence sinon une diminution des sigles), un lieu d’accueil propre au Conseil Citoyen qui permettent des rendez-vous réguliers et une fidélisation des habitants au Conseil Citoyen.
La question de la mobilisation des habitants est posée à chaque réunion dans chaque Conseil Citoyen. Comment toucher des gens qui n’ont pas les informations ? Il faut trouver un moyen de simplifier l’accès à l’information et d’avoir du respect pour les gens à qui l’on s’adresse.
Inciter toutes les parties prenantes (élus, associations, experts, entreprises, fonction publique) à partager leur savoir-faire et à se rendre accessible tant en matière de communication qu’en matière de service.

LES MOYENS
Nous pensons que les moyens donnés au Conseil citoyen ne respectent pas l’égalité de traitements des territoires. Ces moyens humains doivent être rééquilibrés en fonction de la répartition d’habitants et du nombre de quartiers Politique de la Ville sur les territoires.
Il faudrait que les moyens alloués aux Conseils Citoyens soient proportionnels au nombre d’habitants des Quartiers Politique de la Ville.
Il faut aussi pérenniser les moyens financiers dédié aux C.C. jusqu’à la fin du contrat de ville et les fonds attribués à la politique de la Ville.
Est-ce que c’est parce qu’on travaille dans un Quartier Politique de la Ville qu’on doit gagner le SMIC ? Pour exemple, la rémunération des animatrices des conseils citoyens qui ne correspond pas nécessairement à leurs niveaux de formations ou leurs fonctions.
Depuis la diminution des contrats aidés décidés par le gouvernement en place, beaucoup d’associations et d’établissements scolaires se trouvent avec des postes en moins, ce qui fragilise les habitants des quartiers Politique de la ville et fragilisent également certaines associations.
Il y a un manque de maison de santé pluridisciplinaire qui pourraient offrir une offre de soin sérieuse à tous. D’autre part, développer dans ces maisons de santé, EPAD, dans les établissements scolaires, foyers de travailleurs migrants, une véritable éducation de prévention santé.

LES CONSEILS CITOYENS
Les horaires des réunions institutionnelles ne nous permettent pas de travailler avec sérénité quand nous sommes obligés d’avoir 3 réunions en 1 semaine pour préparer le Copil 2017.
Ne plus utiliser les sigles et acronymes dans les discours techniques car nous n’avons pas l’habitude de les utiliser et nous ne les comprenons pas. Il faut réellement prendre en compte la parole des habitants.
Nous avons remarqué que les moyens mis à disposition ont été diminués pour les cours de Français : beaucoup de personnes désirent apprendre à lire et à écrire et les espaces disponibles sont insuffisants alors que la demande augmente.
Adopter le principe de la maitrise d’usage au sein des Conseils Citoyens qui consiste à mettre les habitants en amont des projets qui touchent les quartiers.

Groupe de travail EMPLOI  (Cherif Msadek et Irma Coronado Goupil)
Il faut accompagner en amont les demandeurs d’emploi avant de les mettre en relation avec les entreprises. Ces associations doivent faire ce rôle de lien.
Pourquoi ne pas créer un label citoyen, en direction des entreprises qui font l’effort d’embaucher des personnes des quartiers « Politique de a Ville ». Il faudrait également que ce label ait un sigle identifiable.
Les Conseils Citoyens souhaiteraient augmenter le pourcentage des clauses d’insertion (dans le cadre du Nouveau Programme National de Rénovation Urbaine et Grand Programme de Rénovation Urbaine), pour les personnes non formées particulièrement.
La diminution des aides qui permettaient les emplois aidés : le ministre s’est engagé lors des 40 ans de la Politique de la Ville à ne pas supprimer les emplois aidés dans les Quartiers Prioritaires (rappelons qu’un tiers des conseillers citoyens font partie des acteurs locaux) – les conseils citoyens considèrent que cela ne suffit pas les associations hors Quartier Politique de la Ville sont également en difficulté.

Groupe de travail EDUCATION (Fatou Marena et Michel Boudeliou)
Mettre en place des lieux et structures dédiés aux jeunes, ouverts à tous (pas fermé sur le quartier), avec des amplitudes horaires plus larges, notamment en nocturne, pour s’adapter à leurs horaires.
Pour lutter contre les rixes, comment aider les jeunes à ne plus percevoir leur quartier comme un territoire afin qu’ils se réapproprient l’espace urbain pour en faire un lieu de vie collectif…
Remettre au goût du jour l’éducation populaire dans son sens politique et social, plus que culturel et sportif, en l’accompagnant d’une pédagogie transculturelle. Pour les inviter à l’autonomie et à l’action.
Proposer à des citoyens de parrainer/accompagner des parents en difficulté dans leur parentalité, en complémentarité des associations qui œuvrent déjà dans ce domaine (en dehors des horaires d’ouvertures), pour les aider à se libérer des contraintes de performance auxquelles ils sont confrontés quotidiennement. Aujourd’hui, on nous demande d’être parfaits partout et il est parfois utile de recevoir l’aide d’un tiers.

Groupe de travail LOGEMENT  Trouver des interlocuteurs pour faire le pont entre les habitants et les bailleurs sociaux et trouver des solutions aux soucis tels que : insalubrités, isolations du bâti, nuisibles… Micheline Achille
Communiquer sur les différents dispositifs existants pour les habitants, et accompagner les personnes concernées. Il y a une multitude des dispositifs, certes mais c’est absolument nécessaire un accompagnement vers les bons services. Nous voudrions travailler à la construction d’un réseau de partenaires qui puisse répondre aux soucis concrets et quotidien liés à l’habitat. (Concrètement : Rendre les services d’interventions dans les Quartier Politique de Ville plus visibles et accessibles aux habitants : contact, adresse, et horaires)
– Avoir un interlocuteur unique et privilégié qui sache orienter les locataires vers le bon interlocuteur en fonction de leur propre problématique.
– Renforcer le lien entre bailleur et locataire par la mise en place concrète d’une permanence régulière, aussi faire circuler les informations qui concernent les habitants et ne pas compter que sur le gardien. Ils doivent être au courant de ce qui se passe et savoir à qui s’adresser.
Relais d’information entre les différents services internes des établissements pour mieux renseigner les habitants.

Pour ce qui concerne le problème de la COMMUNICATION  Emmanuelle Makunga
Mise en œuvre concrète d’une maison de projet pour accompagner les habitants en NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain) pour chaque conseil citoyen concerné.
Par rapport aux projets d’aménagement et de rénovation de l’espace public nous désirons connaitre les services qui sont chargés de l’entretien au quotidien, et avoir le pouvoir d’interpellation des services en charge de la suite des travaux.
Beaucoup de travaux sont fait mais c’est peu/pas suivi.

CADRE DE VIE Patrick Gosset
Très souvent, les locataires des bailleurs sociaux sont confrontés à un manque d’entretien et  de suivi des travaux dans les parties communes.  Les espaces verts  ou les « cours » à l’intérieur des immeubles ne font pas toujours l’objet de nettoyage ou d’entretien. Ces espaces deviennent très rapidement des dépôts sauvages des « no man’s land » ou se mêlent détritus,  herbes folles etc. qui renvoient une image dévalorisante aux habitants.
Nous souhaitons que soit mis en place un véritable suivi des travaux, notamment sur les  nouvelles installations, qu’il y ait une meilleure coopération entre les services avec une vraie synergie.
Nous souhaitons une mise en place concrète de la Gestion Urbaine de Proximité dans tous les Quartiers Politique de la Ville. Qu’il y ait une véritable communication et que les habitants puissent être consultés ou bien avoir la possibilité d’intervenir dans ces instances.
Nous souhaitons sur certains secteurs QPV qu’il y ait une véritable volonté de diversifié les commerces par une politique tarifaire attractive permettant de soutenir ces implantations. Création de Zones d’attractivité (service public).
Demande à ce que les Conseils Citoyens puissent participer aux commissions d’attribution.
La question se pose également sur le fait de comment soutenir les commerçants sur des secteurs connaissant des « nuisances environnementales » qui  fait fuir leur clientèle, mettant ainsi en  péril la pérennité de leur commerce.  (Ex action sur le QPV de la Goutte d’Or)
Il faut qu’il y ait une prise en compte du taux d’occupation de l’espace public et de l’incidence que cela peut avoir sur l’entretien, le nettoyage, le ramassage des encombrants dans nos rues.
Nous souhaitons qu’il y ait des secteurs qui puissent bénéficier d’un SURNETTOYAGE.
Nous nous interrogeons également sur les immeubles ou les bas d’immeubles préemptés par les mairies, qui deviennent rapidement des lieux de squats, de deals ou de stockage de matériels divers et qui génèrent des nuisances importantes qui rendent la vie des riverains invivables.

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