Inquiétudes sur les impayés de loyers.
paiement du loyer noté sur un agenda

Inquiétudes sur les impayés de loyers.

Pour les propriétaires privés-bailleurs de logements, la situation n’a rien d’alarmant… pour l’instant. Malgré la crise sanitaire liée à l’épidémie du coronavirus, ils ont continué à encaisser normalement leurs loyers. Ces deux derniers mois, hormis dans quelques poches en banlieue parisienne, pas de hausse significative des impayés – avec un taux toujours compris entre 1 % et 2 % pour les impayés durs et de 4 % à 5 % si l’on tient compte des retards de paiement. Le dispositif de chômage partiel ayant permis de faire cataplasme.
Néanmoins, quelques signaux d’alertes laissent penser que le nombre d’impayés pourrait augmenter dans les mois à venir avec la crise économique qui s’engage. Déjà, en avril, la ligne de téléphone « SOS Loyers impayés » a reçu 3.964 appels – contre 1.475 en janvier, selon le baromètre de la consultation des agences départementales d’information sur le logement (ADIL). 

 

Du côté du parc HLM, il y a eu une progression des impayés de loyers en mars et en avril, mais pas de raz-de-marée. A fin avril, 4,8 % d’impayés au lieu de 4 % habituellement à cette période, et 2,5 % en fin d’année. Ce qui représente 200 millions d’euros de loyers non perçus. Pour Paris Habitat, l’office public  HLM de Paris, quelle a été l’évolution de la part des impayés ?
Il est à craindre que de nombreux locataires vont connaître des problèmes financiers structurels, notamment en cas de perte d’emploi. Certains
ont déjà été identifiés : les intérimaires, les autoentrepreneurs, les intermittents du spectacle, les salariés de la restauration en chômage partiel et privés de pourboires.
Pour leur venir en aide, il va falloir abonder les Fonds de solidarité pour le logement (FSL).
Quand on a une baisse de ressources, ne pas oublier également que le locataire peut demander également une revalorisation de son aide personnalisée au logement (APL).

 

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